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L’aquaculture durable

Les pisciculteurs français revendiquent pleinement leur mission d’offrir aux consommateurs le poisson qu’ils désirent, dans le respect de l’environnement, du bien être animal et de l’homme. Conscients de leur responsabilité, ils ont décidé d’engager un dialogue avec tous les acteurs (professionnels, ministères de tutelle, scientifiques…) sur la base du développement durable. Sentinelles de la qualité des eaux, les pisciculteurs n’ont eu de cesse ces dernières années d’améliorer les performances de leurs élevages : aliments plus performants, gestion et suivi de l’élevage, contrôles des paramètres de qualité de l’eau… 

Des programmes d’action collectifs 

En 2002, la profession s’est engagée dans la démarche innovante « aquaculture durable » au travers d’un « Document des recommandations » synthétisant les orientations prises par la filière dans le cadre du développement durable sur les points suivants :
  • La protection du personnel et l’épanouissement des hommes
  • La protection de l’Environnement
  • La protection de l’animal
  • L’écoute et la protection du consommateur
  • Le développement local
Un guide des bonnes pratiques sanitaires en élevages piscicoles à notamment vu le jour. Dans la lignée de son engagement de 2002, afin de s’évaluer et de suivre ses pratiques, la profession a développé à partir de 2006 un outil d’analyse de sa durabilité : l’outil IDAqua. Basé sur des indicateurs de développement durable, issu d’une co-construction entre professionnels, organismes de recherche, administrations et instituts techniques, cet outil permet à tout pisciculteur de réaliser un bilan environnemental, économique et socio-territorial de son exploitation. Le programme ProPre (2009-2011) s’inscrit dans la continuité de ces différentes actions. Il prévoit par exemple des analyses environnementales poussées sur des sites salmonicoles représentatifs de la diversité française, pour une appréhension plus fine de l’impact des sites sur l’environnement. Les travaux de concertation menés avec les conseillers techniques et les services des Ministères sur les réglementations environnementales, permettent aujourd’hui à la filière de travailler  dans le cadre d’un Plan de Progrès pour l’ensemble de ses acteurs.

Le repeuplement des rivières

Pratiqué dans l’ensemble des cours d’eau de France, le repeuplement a pour but de reconstituer une population de poissons afin d’empoissonner rivières et plans d’eau exploités pour la pêche. C’est une des missions principales des Associations et des Fédérations de Pêche. En 1995, à l’initiative des pisciculteurs, a été créé le Club de la Charte des Salmonidés de Repeuplement dont la politique de qualité qu’il poursuit a pour but de réintroduire dans le milieu naturel des salmonidés conformes aux souhaits actuels des pêcheurs. Cette démarche respecte la faune autochtone et la qualité de l’environnement. Poursuivant cette démarche, la profession s’est récemment engagée avec ses partenaires dans la rédaction d’un guide de bonnes pratiques de repeuplement.

En mer, comme en rivière, la qualité de l’eau est vitale pour le bien-être des poissons

L’environnement et la qualité de l’eau sont au coeur des préoccupations des professionnels piscicoles. A la fois acteur et dépendant du milieu, le pisciculteur assure une vigilance permanente de la qualité de l’eau pour préserver la bonne croissance et la santé des poissons.
Les sites d’élevage font l’objet d’un suivi sanitaire rigoureux, exercé par différents acteurs : administration, vétérinaires et GDS (Groupements de Défense Sanitaire). Avec la mise en place, dès 2004, d’un « guide de bonnes pratiques sanitaires », le développement de la prévention via un plan de suivi zoosanitaire, la progression de la vaccination, ou encore celle de la qualification indemne sur le territoire, la filière piscicole travaille en permanence à la bonne santé et au bien-être des poissons pour maîtriser l’impact
de son activité sur le milieu. Au-delà des progrès techniques sur la connaissance de l’impact de l’activité piscicole, l’insertion environnementale de la pisciculture est aussi portée par la territorialité, et les fonctions positives pour le milieu (sentinelle de la qualité de l’eau, gestion des zones humides, maintien des écosystèmes et de la biodiversité) et l’économie locale.