Les chiffres clés

La production de la Pisciculture d’eau douce

Environ 500 sites de productions sont répartis globalement sur l’ensemble du territoire français et gérés par environ 330 entreprises commerciales (recensement Agreste 2007). Mais certaines régions s’en sont fait une spécialité comme l’Aquitaine, la Bretagne et la région Nord de Calais/Picardie qui totalisent 70% de la production nationale. La France est aujourd’hui le deuxième producteur européen de truites élevées en eau douce avec près de 36 700 tonnes produites en 2015. La truite fait partie du top 5 des poissons consommés régulièrement par les Français.

La Truite arc-en-ciel représente aujourd’hui 96% de la production nationale (autres espèces élevées en France : Truite Fario, Omble de Fontaine ou Saumon de Fontaine, Omble Chevalier) dont 72% sont destinés à la consommation et 28% restants sont dédiés au repeuplement des rivières, à la pêche loisir et au négoce.

Transformation Les chiffres clés

Le marché de la consommation :
Une cinquantaine d’ateliers se sont spécialisés dans la transformation de truite et la production de produits élaborés, proposant ainsi une large gamme:

– La très grande truite (> 2,5 kg), dont la majeur partie de la production sert à produire les filets de truite fumée, à froid, au bois de hêtre, ou bien à chaud;

– la grande truite (1 à 2 kg) : est notamment transformée en pavé, darne, ou filets que l’on peut cuisiner au four, au court bouillon, à la poêle, au grill, au barbecue…
– La truite portion (260g) : Idéale pour être cuite à la poêle, au grill ou au barbecue.
– Les oeufs de truite, les rillettes et autres produits élaborés, qui conviennent parfaitement en amuse-bouche.
Mais la truite peut également être consommée crue, en tartare, ou en carpaccio..

Le marché de la pêche de loisir et du repeuplement :

La pêche de loisir est exploitée par 270 sites qui proposent soit une activité de capture moyennant un droit d’entrée sur un parcours de pêche, soit vendent une partie de leur production aux propriétaires d’étangs de loisir qui souhaitent y mettre du poisson.

Pisciculture marine et nouvelle

Pionnière en Europe dans le domaine de l’élevage marin grâce à sa maîtrise de la reproduction et de l’alimentation des poissons, la France ne produit pourtant qu’environ 4500 tonnes de poissons marins (à titre d’exemple, la Norvège produit plus d’1 million de tonnes de saumon).

la pisciculture marine et « nouvelle » (ce terme recouvrant la production d’esturgeon) produit sept espèces de poissons dont, en 2015 : environ 2000 tonnes de bars, 1500 tonnes de daurades, 300 tonnes de turbots, 700 tonnes de maigres, saumon et soles, et 200 tonnes d’esturgeons.

La production de caviar est de l’ordre de 20 tonnes, ce qui place la France parmi les principaux pays producteurs au monde avec l’Italie (derrière la Chine). La filière esturgeon est constituée par 10 entreprises réparties sur 18 sites de production.

IMAG0077 Les chiffres clésRéparties sur l’ensemble du littoral français, avec une concentration en Méditerranée, les entreprises de pisciculture marine sont une vingtaine à être spécialisées dans le grossissement.

Cinq entreprises ont une activité d’écloserie et vendent des alevins.

Les écloseries françaises sont reconnues de par le monde pour leur savoir-faire. Il s’est produit en 2015 : 112 millions d’alevins. Près de 90 % du chiffre d’affaires des ventes d’alevins et de poissons pré-grossis sont réalisés à l’exportation.

La production marine (et nouvelle pour l’esturgeon) dans nos régions :

carte fermes marines1 Les chiffres clés