L’alimentation

Une nourriture extrêmement réglementée

CIPA TRUITE70 L’alimentation

L’alimentation des poissons d’élevage est strictement encadrée et fait l’objet de nombreuses avancées. Ainsi, cette alimentation, qui incorpore des farines et des huiles de poissons pour les espèces omnivores à dominante carnivore, permet de valoriser des espèces non consommées par l’homme et dont les pêcheries sont gérées par quota dans le but de ne pas appauvrir la ressource.
D’autre part, les poissons d’élevage sont d’excellents transformateurs de ces farines de poissons dont le rendement est ainsi optimisé. Néanmoins et dans le souci d’assurer la durabilité de l’élevage des poissons, plusieurs programmes de recherche sont en cours (INRA, IFREMER, Universités) pour remplacer partiellement ces farines et ces huiles de poissons par des matières premières végétales tout en maintenant les qualités nutritionnelles et organoleptiques des poissons d’aquaculture.
Ces recherches ont déjà permis d’obtenir des résultats exploitables, à la fois dans la substitution des farines et dans celle des huiles de poissons.

La préservation des ressources

Dans le cadre de la charte qualité – Aquaculture de Nos Régions®, l’aliment est constitué de :
• matières premières végétales (soja, maïs, pois, blé, colza, …) sous forme de farines et  d’huiles, entre 60 et 80%,
• farines et huiles de poisson issues de poissons sauvages entiers ou de leurs chutes de transformation, entre 20 et 40%,
• minéraux et vitamines (en particulier des vitamines A, D3,E, C et celles du groupe B),  indispensables à une bonne croissance.

Avec les progrès de la recherche sur la substitution des matières premières d’origine marine dans l’aliment par des matières premières d’origine végétale, à l’horizon de 2020, l’objectif d’ 1kg de truite portion produit pour 1 kg de poisson sauvage consommé devrait être atteint. De plus, l’aquaculture valorise de plus en plus les nombreux coproduits de l’industrie de la pêche, ce qui réduit encore d’autant les prélèvements sur la ressource. Enfin, de nouvelles pistes sont à l’étude et pourraient également contribuer à l’avenir à la préservation des ressources marines, comme les insectes, les micro-algues…etc